« Ce n'est pas ce qui est, mais ce qui pourrait et devrait être, qui a besoin de nous »
Cornelius Castoriadis
Né en 1930 au Monténégro, Borislav Pekic, « l’écrivain aux phrases les plus longues de la littérature serbe », est mort à Londres en 1992. Ces romans, nouvelles, drames et essais « traitent des problèmes moraux, intellectuels, politiques, historiques qui ont fait des destinées humaines ce qu’elles sont ». Pour ce septique à l’imagination puissante, « l’homme est fiché sur le pal de l’histoire, auquel il essaie de s’arracher avec des ricanements et des imprécations ».
Figure majeure des lettres yougoslaves, Borislav Pekic a débarqué dans la littérature du côté où on l’attendait le moins, avec un roman inspiré du Nouveau Testament, Le Temps du miracle (1965). Son oeuvre majeure, La Toison d’or (1978-1986), nous livre près de huit siècles d’histoire mouvementée des Balkans en une fantasmagorie littéraire qui retrace l’ascension sociale et la chute d’une puissante famille serbe d’origine aroumaine : une saga en sept volumes nourris de la mythologie qui accompagne l’errance de ce peuple et tourne en dérision les mirages de la société marchande.
Où l’on voit que la quête de La Toison d’or se confond avec une recherche du profit et du gain qui n’épargne que les tempéraments artistes…
Le dossier présenté ici sur Borislav Pekic a pu être mis en place sur le magazine littéraire Contre-feux grâce à la collaboration des éditions Agone, et son élaboration fut coordonnée par Héléna Autexier, des éditions Agone.
Une introduction à La Toison d’Or de Borislav Pekic
Étude
15 février 2005, par Jasmina Lukic
ou Comment les firmes thébaines Nako, Sina, Darda, Kurta, Dumba & co ont percé les Siméon pour voir s’ils étaient des vampires
6 janvier 2005, par Borislav Pekic
Un point de vue hétérodoxe sur l’histoire des Balkans
Destinées historiques et littéraires d’un peuple méconnu
1er janvier 2005, par Nicolas Trifon
Extrait du troisième registre de La Toison d’or