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Harry Martinson et l’école " prolétarienne " suédoise

Dernier ajout – vendredi 14 mai 2004.

"L’expression « littérature prolétarienne » se réfère à un courant littéraire international qui plonge ses racines au XIXe siècle, et qui s’impose dans les débats esthétiques des années 1920-1930. Elle fut l’objet d’interprétations divergentes : littérature révolutionnaire, littérature de parti, littérature de propagande, littérature écrite par le peuple. C’est dans cette dernière acception, défendue en France à cette époque par Henry Poulaille, que nous l’employons. En Suède, avec des écrivains comme Ivar Lo-Johansson, Eyvind Johnson, Vilhelm Moberg, Josef Kjellgren, ce courant a pris une ampleur inégalée dans le monde. Les débats y étaient moins idéologiques qu’ailleurs, mais les expériences d’écriture prolétarienne s’y multipliaient. La plupart des écrivains ont quitté leur travail pour se consacrer à l’écriture. C’est l’une des spécificités de la littérature prolétarienne suédoise. Ivar Lo-Johansson a consacré de belles pages à ce sujet."

Philippe Geneste.

Le dossier présenté ici sur la littérature "prolétarienne" suédoise, et notamment l’écriture d’Harry Martinson, prix nobel de littérature en 1974 avec E. Johnson, a pu être créé grâce à la collaboration des éditions Agone et fut coordonné par Samuel Autexier, des éditions Agone-Marginales.


  • Littérature scandinave

    La littérature prolétarienne au miroir de l’autobiographie

    Postface à "Même les orties fleurissent", collection Marginales, Agone, 2001.

    14 mai 2004, par Philippe Geneste
    L’expression « littérature prolétarienne » se réfère à un courant littéraire international qui plonge ses racines au XIXe siècle, et qui s’impose dans les débats esthétiques des années 1920-1930. Elle fut l’objet d’interprétations divergentes : littérature révolutionnaire, littérature de parti, littérature de propagande, littérature écrite par le peuple. C’est dans cette dernière acception, défendue en France à cette époque par Henry Poulaille, que nous l’employons. En Suède, avec des (…)

  • Littérature scandinave

    Le globe-trotter

    Extrait de "la société des vagabonds"

    13 mai 2004, par Harry Martinson
    Un des premiers jours de l’été, à un carrefour du canton de Laske, Bolle rattrapa un vagabond qui disait s’appeler Sandemar.
    Il était globe-trotter et faisait le tour du monde. Il arrivait du sud et se dirigeait vers Haparanda et Kemi.
    Sandemar se révéla une connaissance qui valait la peine ; même au point de vue spirituel, c’était une comète décrivant de plus vastes orbites que celles dont parlaient les vagabonds du pays. Il était intelligent, il avait beaucoup vu et beaucoup lu : toutes (…)

  • Littérature scandinave

    Le roman prolétarien suédois

    Modernisme et condition ouvrière

    13 mai 2004, par Philippe Bouquet
    La Suède est sans doute le pays où la classe ouvrière a trouvé sa plus belle expression littéraire, à travers une « école » d’une exceptionnelle fécondité, qui a donné naissance au roman prolétarien. Si celui-ci constitue l’une des réponses les plus adaptées au défi moderniste, la solution qu’il nous propose en matière de morale sociale peut rester valable - si les hommes le veulent bien - au-delà de notre époque.
    On peut se demander : pourquoi la Suède ? Tout n’est pas sans doute pas (…)

  • Littérature scandinave

    La société des vagabonds

    Extraits

    24 février 2004, par Harry Martinson
    Harry Martinson est l’un des auteurs de l’école prolétarienne suédoise qui a réussi à imposer en Suède une littérature sociale d’une originalité sans équivalent dans le monde. Prix nobel de littérature en 1974 avec Eyvind Johnson, son oeuvre, fortement empreinte de la recherche d’une justice sociale, est totalement méconnue dans le monde francophone. Elle peut être re-découverte grâce au travail des éditions Agone.
    Après Même les orties fleurissent, et Il faut partir, La société des (…)

  • Littérature scandinave

    La voix au chapitre

    À propos d’Harry Martinson

    24 février 2004, par Samuel Autexier
    Paru sous le titre Le Chemin de Klockrike en 1951 chez Stock, La Société des vagabonds est, après Voyages sans but (Stock, 1938), le deuxième ouvrage de Harry Martinson traduit en français. Cette publication, suivie deux ans plus tard par la mention de l’auteur dans le supplément du Dictionnaire du xxe siècle, atteste d’une volonté de faire connaître cet écrivain prolétarien suédois en France. Malheureusement, la notice est truffée d’erreurs - elle fait notamment de l’auteur un écrivain (…)