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Cornelius Castoriadis


Rolf Dieter Brinkmann

Dernier ajout – lundi 29 septembre 2008.

Les éditions Quidam vont publier, en octobre 2008, le roman Rome, Regards de Rolf Dieter Brinkmann pour faire découvrir aux lecteurs français cet écrivain allemand incontournable, assez peu connu en France. Cet ouvrage est disponible sur l’espace des éditions Quidam sur lekti-ecriture.com.

Rolf Dieter Brinkmann

Né à Vechta en 1940, Rolf Dieter Brinkmann quitte le lycée en 1958, entreprend une formation d’employé administratif auprès du Ministère des finances d’Oldenburg, qu’il arrête au bout de quelques semaines.

En 1959 il débute comme apprenti-libraire dans une librairie d’Essen. Il fait la connaissance de Ralf-Rainer Rygulla et de Maleen Kramer qui deviendra sa femme. Après un déménagement à Cologne en 1962 où il résidera jusqu’à sa mort, il reprend des études à l’Ecole Normale. Son fils Robert naît en 1964.

Rolf Dieter Brinkman décide de vivre de sa plume à partir de 1966. Il meurt le 23 avril 1975 à Londres, renversé par une voiture, alors qu’il venait tout juste de participer à un colloque sur la poésie à Cambridge.

Repères bibliographiques non exhaustifs

1964 – Prix d’encouragement pour les jeunes artistes décerné par le Land de Rhénanie du Nord – Westphalie.

1968 – Parution de son roman Keiner Weiß Mehr. Premier tournage de films en 8mm. Lectures et présentations de ses films. Rédaction d’un scénario pour le West Deutsche Rundfunk (WDR).

1969 – Parution de Acid avec Rygulla aux Editions März de Jörg Schröder

1972 – Séjour à Rome (Villa Massimo), Graz ( Automne styrien) et Olevano Romana (Casa Baldi)

1974 – Séjour aux Etats-Unis comme lecteur à l’Université d’Austin (Texas)

1975 – Décès accidentel à Londres. Remise du Prix Petraca (poésie) pour son recueil de poèmes Westwärts 1&2 écrits entre l’été 1974 et début janvier 1975. Le recueil paraît en mai 1975.

1979 – Parution de Rome, Regards .


  • Réflexions de Brinkmann sur l’écriture

    Extraits d’une lettre à Hartmut Schnell

    29 septembre 2008
    Quand j’écris, la littérature m’importe peu, tout comme il ne s’agit pas d’anti-littérature dès que l’on s’éloigne du concept littérature. En Allemagne, le concept littérature est si puissamment ancré dans la conscience qu’on finit par oublier qu’un poème, de même qu’un roman, un récit vise toujours au-delà de lui-même – c’est l’expression d’un individu, d’une personne distincte ou la tentative de cet (...)

  • Rolf Dieter Brinkmann par lui même

    29 septembre 2008
    Dans une lettre datée du 23.12.74 et adressée à Hartmut Schnell, Rolf Dieter Brinkmann établit son curriculum vitae. Rolf Dieter Brinkmann Vita né en 1940, 16 avril, à Vechta /nord-ouest de l’Allemagne. Vechta : petite ville, 15 mille hab. à l’époque / Chef-lieu d’arrondissement, ville administrative, connue pour ses écoles, ses prisons (plusieurs grands établissements pénitentiaires, étant donné que la ville est plutôt située à l’écart) 1 Institut supérieur de (...)

  • Fragments désordonnés autour d’une résistance subjective

    Présentation et traduction par Martine Rémon

    29 septembre 2008
    En voyant dans quelle direction le train filait, j’ai eu peur, je suis descendu à une station où ils se sont bousculés en masse et l’express a continué sa course folle, bondé d’autres gens, sans moi. (Ça m’a pas mal esquinté, secoué, broyé.) / Vers où filait ce train à toute vitesse ? : Vers l’extinction du Moi, vers la folie collective générale. Rome, regards p. 435 Il était une fois un petit garçon à qui une guerre vola son enfance. Milieu modeste et (...)

  • Rome, Regards : un extrait

    Rolf Dieter Brinkmann

    4 septembre 2008
    […] Des attentes interminables aux endroits publics, pour les timbres, les taxis, les choses ordinaires, des poulets rôtissent dans l’air gris plombé de rues étroites, des soldats sont assis à l’extérieur des cafés le nez sous les pots d’échappement et ont le regard vide, la grimacerie permanente du tempérament méditerranéen, mais les yeux regardent fixement, il faut se concentrer pour le remarquer, des poufiasses banales contaminées par les magazines de mode, (...)

  • Présentation de Rome, Regards

    4 septembre 2008
    Octobre 1972 – janvier 1973. Rolf Dieter Brinkmann séjourne à Rome, à la Villa Massimo, pendant allemand de la Villa Médicis. Il en revient avec trois cahiers dans lesquels il a engrangé ses impressions, sa correspondance avec des amis ou connaissances, les lettres envoyées à Maleen, sa compagne. Il consigne son voyage, la découverte de cet endroit destiné à la « création » artistique, ses démêlés avec les occupants, ses rencontres avec les autochtones italiens, ses lectures, ses (...)

  • Brinkmann, vite.

    Préface de Thibaut de Ruyter

    4 septembre 2008
    Ma vie ? ! : Ma vie n’est pas un continuum ! (Il n’est que le jour et la nuit pour la diviser en fragments alternativement blancs et noirs ! Car le jour aussi accompagne cet autre qui va à la gare, est assis derrière un bureau, bouquine, traîne dans les bois, copule, bavarde, écrit, pense à mille petits riens. Cet éventail qui se disloque. Qui court, fume, défèque, radiophone et télespecte, dit « Monsieur le sous-préfet » : That’s me !) : Une succession d’instantanés (...)

  • Rome, Regards : extraits

    Rolf Dieter Brinkmann

    4 septembre 2008
    […] Une rue après l’autre, plus poussiéreuse, plus démodée, ici la Via Monserato, des ateliers de réparation de vélos pleins à craquer enchâssés dans des vieux murs, des êtres tachés de cambouis vont et viennent sous une ampoule au milieu de jantes, rayons, tournevis, pneus et crochets. En passant le long, le regard se prend dans une pièce mesquine et blême légèrement en contrebas, juste des murs, nulle décoration, des tables et des chaises et un poste de télévision, rien que (...)